Harcèlement de rue : la méthode des “5D” à connaitre et à utiliser pour aider une victime et intervenir en toute sécurité.

 

 

 

Avez-vous déjà entendu parler ou utilisé la technique des 5D ?

 

Les 5D constitue une technique afin d’aider une victime et d’intervenir en toute sécurité pour venir à son secours. Chaque “D” correspond à une méthode qu’il est possible d’utiliser si l’on se retrouve témoin d’harcèlement de rue. 

 

1. Distraire : agir de manière indirecte pour éviter que la situation ne dégénère en commençant une conversation avec la victime ou en trouvant un autre moyen de détourner l’attention de l’harceleur-se. Faire semblant de connaître la victime, lui demander l’heure ou son chemin, faire tomber quelque chose de façon faussement accidentelle... N'importe quoi qui pourrait distraire l'agresseur-se. 

 

2. Déléguer : il s’agit de repérer une personne représentant l’autorité (conducteur-rice de bus, agent-e de sécurité, professeur-e, gérant-e du bar…) et de demander de l’aide. Expliquer à cette personne ce qu’il s’est passé et lui demander si elle peut faire quelque chose. Il est aussi possible de déléguer à une personne lambda, ou de demander de l’aide autour de soi en parlant très fort pour attirer l’attention sur la situation.

 

3. Documenter : attention : cette méthode peut être dangereuse à appliquer, que ce soit pour votre sécurité ou celle de la victime. Il s’agit de filmer l’incident ou de prendre des photos, ce qui peut s’avérer très utile si la victime décide de porter plainte et souhaite apporter des preuves. Si vous souhaitez adopter cette technique, ne pas oublier de se tenir à une certaine distance de sécurité, d’énoncer la date et l’heure à voix haute et de filmer les panneaux de signalisation ou tout autre indice qui permette de repérer le lieu et le moment du délit. Attention cependant aux questions de droit à l’image. Il est interdit de publier des vidéos ou des photos sur les réseaux sociaux sans l’accord de la personne sur l’image. Cette méthode est donc à utiliser avec parcimonie suivant la situation, si l’agresseur-se s’en rend compte, cela peut fortement l’énerver et nuire à votre sécurité. 

 

4. Diriger : il s’agit tout simplement de diriger et de prendre en main la situation, après avoir au préalable évalué sa propre sécurité, car c’est le “D” le plus dangereux. En dernier recours, demander à l’harceleur-se d’arrêter, intervenir, défendre la cible, demander de l’aide tout en évitant de se confronter directement à l’harceleur-se ou de s’exposer au danger. 

5. Dialoguer : dès que l’incident est terminé (et même si l’harceleur-se est toujours présent), faire le point calmement avec la personne harcelée pour la rassurer (“Puis-je m’asseoir à côté de vous ? Voulez-vous que je demande de l’aide ? Voulez-vous sortir d’ici ?”) Indiquer que l’attitude de l’agressseur-se est interdite par la loi, qu’iel n’avait pas à faire ça, que c’est uniquement de sa faute et pas celle de la victime ; agir comme un-e ami-e. Éviter de parler avec l’agresseur-se car la création d’un débat peut entraîner une possible violence. Si vous ne vous êtes pas senti-e légitime d’intervenir plus tôt, ne culpabilisez pas. Par contre, il est très important de toujours aller voir la victime après l'agression.

 

Ne laissez pas une victime seule !

Intervenez, chacun-e a sa manière, en utilisant différentes méthodes !

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